ACT et pleine présence :

Les thérapies d’acceptation et d'engagement appartiennent aux thérapies cognitives comportementales de 3ème vague. Elles encouragent l’observation, l’exploration, la reconnaissance et l’acceptation des situations émotionnelles. L’objectif thérapeutique n’est pas de changer le contenu de la pensée ou de l’émotion, mais d’amener le patient à changer sa relation par rapport à celle-ci. 

Pleine conscience, présence :

La pleine conscience (PC), en anglais «mindfulness», trouve son origine dans les traditions philosophiques, religieuses et culturelles orientales et plus particulièrement dans le bouddhisme.

 

C'est à partir des années 1970 que les pratiques méditatives et contemplatives ont commencé à intéresser la communauté scientifique occidentale en tant que formes de traitement. On doit principalement à Jon Kabat-Zinn d’avoir introduit la méditation de PC dans la pratique clinique, avec l’idée qu'elle pourrait aider les occidentaux à gérer leur stress sans pour autant être bouddhistes. 

 

La méditation de PC est donc avant tout une pratique, une forme d’entraînement de l’esprit et non une mystique.

 

Couplée à la Relaxation (calme du corps et pacification du mental), la pratique méditative - que ce soit dans l'immobilité ou dans les actes de la vie quotidienne - implique une qualité d’attention ou de PRÉSENCE portée à l’expérience vécue. Elle favorise notamment la régulation émotionnelle. C'est une invitation qui peut permettre à chacun d’être et de mieux connaître son territoire intérieur qui devient accessible moment après moment à travers l’expérience.

 

Par PC, on entend le fait de «porter son attention d’une manière particulière, délibérément, au moment présent et sans jugement de valeur sur le flot continu des stimuli internes et externes tels qu’ils surgissent » (Kabat-Zinn, 1994) ou de «centrer toute son attention sur l’expérience présente, moment après moment» (Marlatt et Kristeller, 1999).  

 

On pourrait dire (Christophe André, 2010) qu’il s’agit d’une sorte «d’écologie de l’esprit», postulant que beaucoup de nos difficultés psychiques proviennent de stratégies inadaptées, fondées notamment sur le désir d’éradiquer la douleur par le refus ou l’évitement. 

 

À travers la pratique de ce type de méditation, nous modifions notre relation aux inévitables difficultés de la vie plutôt que d’essayer de les éliminer ou de les contrôler.